Les articles du samedi | Scrappez-vous davantage !!!

A l’heure où le Project Life et le « scrappez votre quotidien » semblent prendre de plus en plus d’ampleur dans le scrap, il me vient subitement l’envie de vous reparler d’un aspect du scrap qui me tient énormément à coeur : et si vous faisiez preuve d’un peu d’égoïste et que vous repreniez une place au centre de votre scrap ???!!! Voici un article écrit il y a un peu plus d’un an, j’espère qu’il vous inspirera !

En parcourant le Net ou la France pour participer à des ateliers, depuis bientôt 7 ans que je m’adonne au Scrapbooking, j’ai découvert que beaucoup de scrappeuses avaient bien souvent commencé le scrap durant une grossesse ou après la naissance d’un enfant.

Vos enfants et votre famille sont, et c’est bien normal, au centre de vos créations, afin de leur laisser un maximum de souvenirs qu’ils pourront feuilleter à volonté lorsqu’ils seront grands. Pour ma part, puisque je n’ai pas d’enfant, mes réalisations sont plus souvent le reflet de mon humeur du moment, de mes états d’âme, de mes angoisses. J’aime aussi particulièrement raconter des petites anecdotes de ma vie actuelle ou de mon enfance. Il n’y a pas de doute, lorsque je ne scrappe pas Apple, ma boule de poils ronronnante, je suis mon sujet principal, aussi narcissique que cela puisse paraître !

Dans cet article, je ne vais pas vous montrer comment construire vos pages ni vous donner des pas à pas. Je vais tout simplement vous donner quelques pistes de réflexion pour vous convaincre en douceur de vous scrapper plus souvent.

La scrapthérapie existe bel et bien !

Alors que j’adore ma famille, je me rends compte que je ne la scrappe que très rarement. Le scrap est, pour moi, un des seuls moyens que j’ai trouvé pour exprimer ce que je ressens tout au fond de moi, qu’il s’agisse de mes humeurs, de mes joies, de mes angoisses, de mes questions ou de mes doutes. Ce qui est amusant avec la scrapthérapie, c’est de chercher et de réussir à trouver la photo qui illustrera parfaitement notre journaling pour lequel il faudra cependant réussir à trouver le bon équilibre pour ne pas tomber dans le « pathos ».

C’est pour cette raison que j’apprécie particulièrement les ateliers en ligne d’Ali Edwards car, même s’ils peuvent être jugés un peu trop pauvres en scrap ou en techniques, ils répondent parfaitement à mon besoin de me raconter, de documenter ma vie. Au travers de ses  « handouts » (petites fiches directives où elle nous explique sa démarche, sa façon de raisonner), elle me pousse à aller chercher tout au fond moi pour sortir des journalings qui parfois sont douloureux mais qui font tellement de bien une fois qu’ils sont écrits !

J’ai suivi en 2011 son atelier en ligne sur Big Picture Classes « One Little Word » et je me suis réellement éclatée à choisir le mot qui m’a suivi tout au long de l’année (ce fut le mot Focus) et à réaliser les assignements mensuels. Vous pouvez voir le résultat final dans ma galerie One Little Word. C’est un atelier qu’elle propose à priori tous les ans alors n’hésitez pas à vous lancer !

En 2012, j’ai également participé au « 31 Things », un autre des ses ateliers en ligne, toujours sur Big Picture Classes, et qui a duré 31 jours : 1 mot par jour, 1 photo, 1 histoire. J’y ai écrit des choses que je n’avais encore jamais réussi à coucher sur le papier (mes 18 premières pages sont visibles ICI car je n’ai malheureusement pas encore eu le temps de terminer).

31Things

Utilisez des photos de vous… ou pas !

Pour l’avoir constaté au cours des ateliers que j’ai donnés, je sais d’expérience qu’il n’est pas facile pour tout le monde de s’accepter en photo et donc encore moins de réussir à se scrapper.

Mais vous méritez tout autant que vos enfants ou votre mari d’apparaître quelques fois dans vos albums de scrap, non ? Vous appréciez quand vous prenez une soirée pour vous occuper de vous, vous faire une petite manucure, prendre un long bain relaxant ou encore aller chez le coiffeur. Pourquoi ne pas profiter de ces moments à vous, lorsque vous êtes à votre avantage, pour les immortaliser et par la suite, les scrapper ?

J’avoue, je n’aime pas non plus être derrière l’objectif et lorsque je veux me faire des auto-portraits, il me faut bien souvent prendre des dizaines de photos afin d’en trouver une qui me convient… Mais justement, une fois que vous tenez LA photo, profitez-en pour la scrapper et enfin avoir une page dans vos albums où pour une fois vous serez sur la photo !

C’est ce que j’ai fait pour cette page avec une des très rares photos de moi qui me plaît :

Social Media

Vous pouvez également scrapper des petits bouts de vous qui vous plaisent, comme sur cette page que j’ai faite en 2010 :

Derrière l'objectif

Et si vous n’êtes pas prête à passer le cap de l’autoportrait, il y a mille et une façons de vous scrapper s’en utiliser une photo de vous : scrappez votre sac à main et ce qu’il contient car il est un des objets les plus représentatifs de la personne que vous êtes, utilisez les photos d’un de vos vêtements préférés, de la paire de chaussures sur laquelle vous venez de craquer, du dernier livre que vous avez lu et racontez pourquoi il vous a tant émue, scrappez votre scraproom ou un lieu auquel vous tenez… En un mot : trouver la photo qui vous permettra de vous dévoiler un petit peu !

Cette page, réalisée lors de l’atelier en ligne de Cathy Zielske ( Clean & Simple, The Workshop, sur Big Picture Classes) ne comporte aucune photo de moi et n’a même pas de journaling mais pourtant, grâce à ces 8 photos de mes « choses » favorites, elle en dit beaucoup sur la personne que je suis :

MyFavoriteThings

Et celle-ci vous parle de ma nouvelle passion pour la laine (tricot et crochet), toujours sans aucun auto-portrait :

New addiction

Mettez l’accent sur le journaling, sur l’histoire que vous voulez raconter.

Là encore, je sais que c’est un exercice difficile pour beaucoup d’entre nous car le journaling prend du temps, de la réflexion. Pour que cela soit plus facile, décidez tout simplement de raconter une histoire ou juste une anecdote. Une photo (ou une petite mosaïque) de vos vacances vous permettra de les raconter en quelques lignes, quelques photos de la dernière tempête de neige dans laquelle vous avez été prise vous permettra de raconter cette aventure pendant laquelle vous êtes restée bloquée 2 heures dans votre voiture (ça sent le vécu !) ou encore des photos de la pluie qui a fait rage l’été 2012 sur la moitié nord de la France vous donneront l’occasion de raconter à quel point cette météo vous a désespérée !

A l’heure des smartphones ou des petits appareils numériques, nous photographions plus vite que notre ombre, profitons de cette profusion de photos pour raconter des histoires !

Nous avons toutes une Madeleine de Proust. Pour ma part, j’en ai plusieurs mais le Lilas et les Biscuits Roses de Reims en font partie. Il y a quelques temps, j’ai trouvé un paquet de ces fameux biscuits dans les rayons de mon supermarché. Avant de les dévorer, je les ai bien évidemment pris en photo et ils m’ont permis de raconter l’histoire qui va avec sur cette page tout simplement intitulée « Les biscuits roses ».

Les biscuits Roses

Comme sur cette page, certaines histoires peuvent être nostalgiques et parfois, elles peuvent même être un peu douloureuses à écrire, mais vous vous sentirez tellement bien après et vous serez heureuse d’avoir pu la coucher sur le papier, je vous assure. C’est ce que j’ai ressenti après avoir fait écrit le journaling de cette page sur ma Plume :

un gilet particulier

Mais il n’est pas besoin d’aller chercher des histoires aussi profondes, quelques photos prises en avion et voilà le matériel qu’il me fallait pour parler de mes migraines et du fait que je n’en ai pas en avion, dans une cabine pressurisée. Je suis une nouvelle fois au centre de cette page sans aucune photo de moi !

Une fille de l'air

Scrappez votre enfance, puisque vous scrappez celle de vos enfants.

Si vous avez la chance d’avoir eu des parents qui ont mitraillé votre enfance, n’hésitez pas à aller piocher dans leurs albums photos, en prenant soin bien sûr de scanner les clichés pour ne pas risquer de perdre les originaux. Si comme moi, vos parents préfèrerez les diapositives, sachez qu’il existe des scanners vous permettant de scanner les diapositives et également les négatifs ce qui apporte une meilleure qualité à la numérisation de ces trésors de souvenirs.

Tout comme vous scrappez vos enfants pour qu’ils puissent garder trace de leur enfance, avec ses « vieilles » photos, scrappez des petits bouts de la vôtre au travers de petites anecdotes qui ne manqueront pas de vous revenir lorsque vous feuillèterez ces albums. Ce sera de plus des moments forts en émotion que vous pourrez vivre avec vos proches, vous aurez éventuellement besoin et envie de leur demander de vous raconter l’histoire qui se cache derrière tel ou tel cliché.

Sur ma page « Complicité », j’ai scrappé une des photos de mon enfance que je préfère pour la simple raison que j’y suis seule avec ma maman (ce qui était assez rare puisque nous étions 4 filles). C’est une photo prise sur le vif par mon papa, à notre insu. Elle est naturelle et montre bien la complicité que nous avions à cet instant.

Complicité

Ou encore, trouvez une photo de vous, enfant, qui vous rappelle un souvenir précis pour le scrapper, juste avec un titre comme sur cette page qui date de 2009, puisque les photos parlent d’elles-mêmes :

Pfff j'ai eu chaud

Ou raconter la petite histoire dans votre journaling, comme sur cette page de 2010 qui raconte la fameuse anecdote (fameuse en tout cas au sein de ma famille !) de celle qui ne voulait pas des cacahuètes pour les donner à la girafe mais bien pour les manger !!!

Photo culte

Et surtout, n’hésitez pas à mettre une touche d’humour !

Vous êtes encore réticente à vous scrapper davantage ? Alors faites-le avec humour et auto-dérision ! L’humour permet bien souvent de dédramatiser les choses, de les exorciser sans avoir l’impression de s’étaler, de se dévoiler trop ou de tomber dans la « pathos ». Les messages passent beaucoup plus facilement et vous aurez en plus le plaisir de faire sourire ou rire les personnes qui regarderont vos pages. C’est une arme que j’utilise assez souvent dans mon scrap et je me surprends régulièrement à sourire en scrappant ou en feuilletant mes pages.

Ma page « Du matin » illustre assez bien ce que peut donner l’auto-dérision : depuis que j’ai adopté les cheveux courts, ma coiffure au lever est carrément improbable ! Il fallait oser se prendre en photo avec cette tête, je le reconnais, mais ce sont les meilleures photos que j’ai trouvées pour illustrer le fait que je ne suis définitivement pas du matin !

Je ne suis pas du matin

Sur ma page « A vendre », j’ai opté pour l’humour pour illustrer mon ras-le-bol face à une météo exécrable qui m’a empêchée, durant l’été 2012, 3 jours sur 4 de porter cette superbe paire de nus-pieds achetés au printemps précédent.

A vendre

Et c’est encore sur le ton de l’humour que j’ai scrappé cette photo de moi, ratée puisque j’ai levé la main au moment de la prise de vue… Comme quoi, mon aversion d’être prise en photo, ça n’est pas du chiqué :

Non merci pas de photo

 

Voilà ! Ai-je réussi à vous convaincre ? Sincèrement, du plus profond de moi, je vous invite à vous scrappez plus souvent, encore une fois, sans forcément scrapper des photos de vous, si vous n’aimez pas vous voir en photo… mais scrappez vos états d’âmes, vos joies, vos peines, vos grandes histoires ou vos petites anecdotes car si vous pensez que vos enfants seront heureux de revoir les albums que vous leur constituer quand ils seront grands, ne pensez-vous pas que vous aurez, vous aussi, envie de vous rappeler ce que vous avez vécu et surtout ressenti lorsqu’ils étaient petits ? Vous le méritez tout autant qu’eux, c’est certain !